GJS 2013 – Entrevue exclusive de Kaïssa Doumbe Moulongo

Posted on Juin 22, 2013 in ACTIVITÉS, Montréal | Commentaires fermés sur GJS 2013 – Entrevue exclusive de Kaïssa Doumbe Moulongo

GJS 2013 – Entrevue exclusive de Kaïssa Doumbe Moulongo

Ngond’a Sawa o Canada : Kaïssa Doumbe Moulongo, bonjour!

Kaïssa Doumbe Moulongo : Bonjour!

 

Ngond’a Sawa o Canada : Vous êtes l’invitée vedette de la soirée de gala des Grandes journées Sawa 2013 le samedi 29 juin à Montréal. Est-ce que cela sera votre premier concert sur le sol canadien?

Kaïssa Doumbe Moulongo : Non. En fait, ce sera le troisième concert à Montréal. Je ne compte plus les autres sur le Canada. Mais j’aurai en fait l’occasion de présenter ma musique pour la troisième fois, mais les autres fois j’accompagnais des chanteurs pour lesquels je travaillais auparavant comme choriste.

 

Ngond’a Sawa o Canada : Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous nous décrire brièvement votre parcours de chanteuse, de danseuse, d’auteure et de compositrice?

Kaïssa Doumbe Moulongo : J’ai eu la chance de naître dans une famille très artistique : un père politicien, mais surtout écrivain, sociologue, musicien, chanteur, compositeur; lui-même jouait excellemment bien de la guitare. J’ai une maman qui est couturière, mais qui chante magnifiquement bien, une autre sœur qui est chanteuse, deux frères bassistes, une autre sœur danseuse, un frère peintre. Et puis ma foi, je viens du riche pays qu’on appelle le Cameroun et j’ai été prédisposée à plusieurs genres et rites différents de chez nous et de pays africains. Et plus tard, j’ai eu le privilège de travailler avec des personnes absolument remarquables comme Salif Keita, Papa Wemba, Manu Dibango, Diana Ross, Paul Simon, et voilà! Donc la musique a toujours été mon premier amour et j’ai vraiment eu ce privilège d’accompagner beaucoup de gens dans un univers qui était propice et surtout le Paris des années 80 qui m’a exposée à plusieurs genres musicaux et qui m’a permis de travailler avec des gens très, très différents.

 

Ngond’a Sawa o Canada : Un parcours riche et vraiment diversifié qui vous amène à Montréal le 29 juin. Vous êtes l’invitée de l’association Ngond’a Sawa o Canada, une association qui œuvre en faveur de l’intégration sociale, économique et professionnelle des Sawas du Canada et qui a aussi pour vocation la promotion de l’identité et de la culture Sawa. Alors j’aimerais savoir ce que représente cette soirée pour une personne comme vous? Vous êtes très attachée à vos racines n’est-ce pas?

Kaïssa Doumbe Moulongo : Absolument! Absolument! Autant j’aime, comme on dit en anglais, « entertain », amuser, faire danser, etc., autant ma musique doit être porteuse de messages, de mon identité culturelle, de notre identité culturelle. Bien qu’on nous appelle les diasporés –je fais partie de la diaspora depuis très longtemps– j’estime que nous avons une culture très, très riche et qu’il faut absolument la mettre de l’avant. Plusieurs personnes m’ont demandé pourquoi je ne chante pas en anglais, pourquoi je n’essaie pas de faire un style différent. Ce n’est pas forcé, je le fais de façon naturelle… Pour moi, il s’agit d’écrire dans une langue qui est la mienne, que je trouve très belle et aussi très mélodique et qui représente qui je suis. Un, je suis très vraie dans mon approche de la musique et puis deux, j’estime que c’est très, très important de savoir d’où on vient, mais aussi de le mettre en avant, en tout cas c’est ce que j’essaie de faire dans la musique.
Donc je suis très honorée d’être invitée au Ngond’a Sawa. Il faut quand même dire une chose : je n’ai jamais pu assister au Ngondo et j’espère m’y rendre cette année en décembre et pouvoir réparer comment dire… réparer cette erreur.

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